Talking Entrepreneurship

Catherine Carré et Frédéric Poitras: 1+1=3

À ma droite, Catherine l’impulsive, à ma gauche Frédéric l’instinctif.

Deux esprits extrêmement libres qui fourmillent de projets.

Deux parcours différents, deux façons de voir l’entrepreneuriat. Et pourtant… un couple.

Catherine, journaliste, blogueuse inspirée pour Femmes Alpha et maquilleuse professionnelle, souvent entre deux continents pour accompagner la success-story d’Elvis Experience!

Frédéric, cofondateur du Cercle et maintenant  “renifleur” de tendance et d’innovation au sein d’Équipe Labeaume.

Ces deux-là osent, avancent et bâtissent leur carrière à l’envie, au ressenti, au feeling.

Le rythme est soutenu.

Ce qui frappe chez eux c’est le mouvement. Le mouvement extérieur où chacun accouche de projets passionnés et le mouvement intérieur qui les fait chercher leur vérité et les teintes d’humilité. Les deux sphères s’auto-nourrissant constamment. L’une inspirant l’autre. Nul besoin de segmenter vie privée et vie professionnelle: les 

deux sont sources d’évolution.

Attentifs à l’autre autant qu’attentifs au monde, branchés sur le moment présent pour mieux créer l’avenir. Leur alchimie est non seulement visible, elle est palpable. Mais loin d’être innée, elle est le fruit d’un investissement profond et rigoureux. Parce que Catherine et Fredéric ce n’est pas le couple à qui tout réussi. Dire cela serait passé à côté de l’essentiel. Catherine et Fredéric sont deux âmes indépendantes qui s’accompagnent et se portent plus loin. Deux personnes qui n’ont pas peur d’aller fouiller au fond d’eux-mêmes pour faire ressortir le meilleur. Pas d’entreprise sans s’entreprendre soi avant tout! C’est ce qu’ils nous racontent ici. Retour sur ce processus créatif qui boost chaque partie de leur vie.

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Talking Entrepreneurship (TE) Que vous évoque la notion de s’entreprendre soi-même? Qu’est-ce que cela implique?

Catherine Carré (CC) : Pour moi s’entreprendre soi-même c’est travailler sur ses propres obstacles et  faire en sorte qu’ils ne freinent plus l’expansion de ta personnalité. Avoir un regard honnête sur soi, comprendre quelles sont mes failles, mes faiblesses. Tout ça dans le but de mieux atteindre tes objectifs. C’est essentiel tant au niveau du couple que dans ta carrière. Moi ça a été de travailler sur l’anxiété et sur la dépendance affective par exemple. C’est ce cheminement personnel qui fait en sorte que je suis la femme que je suis aujourd’hui et que j‘ai la force que j’ai.

Frédéric Poitras (FP) : S’entreprendre c’est accepter de se regarder soi-même, et de ne laisser aucune de nos peurs ou de nos défauts empêcher notre développement. C’est une base. Tant qu’un individu n’a pas envie de sortir d’un certain déni face à lui-même, il n’y a aucun succès possible.

TE : Peut-on comparer couple et entreprise ?

FP : On peut comparer un individu à une entreprise. Vision, mission, valeur, c’est ça qu’on détermine quand on a une entreprise, mais en tant qu’individu avant tout c’est quoi la tienne: ta vision, ta mission, tes valeurs ? La « bizness », les amis, tout ça va marcher en fonction de jusqu’à quel point tu es prêt à aller regarder au fond de tes entrailles pour t’enligner. C’est comme analyser des colonnes de chiffre mais à l’intérieur de soi. Mais c’est pas tout le monde qui est capable de comprendre ce que les chiffres nous disent. Pour développer des aptitudes, faut être capable de comprendre ce qu’on a en dedans, ce que ça nous dit.

TE : Est-ce quelque chose d’inné ce regard critique, mais constructif sur vous-même ?

CC : Oui, j’ai toujours su que je voulais atteindre quelque chose de plus grand, alors j’ai toujours été en recherche, en quête. Ça fait partie de moi et j’espère que ça va continuer de m’habiter.

FP : Difficile à dire… Pour moi ça vient d’un genre de faillite, d’un bas-fond dans le superficiel qui m’a fait me rendre compte que justement le superficiel était futile. J’avais beau avoir pleins de qualités et le même potentiel qu’aujourd’hui,  je n’étais pas dans le bon chemin, il me manquait de l’humilité. Je ne comprenais pas pourquoi ma « bizness » n’allait pas jusqu’à temps que je fasse faillite dans ce chemin-là. Après je me suis enligné dans le bon chemin et ça a été un success-story.

CC : La clé de tout ça c’est vraiment l’humilité. Sans ça tu ne peux pas être honnête envers toi.

FP : Tu fais juste performer pour faire accroire au reste de l’univers que t’es hot, comme un vendeur « bling-bling »; s’il n’a pas signé de client, le soir il rentre chez lui, il ne comprend pas ce qui se passe pourtant il a la bonne voiture, la bonne cravate, mais pas le bon regard sur lui-même…

TE : Est-ce essentiel pour vous d’être avec quelqu’un qui a cette même approche?

FP : Je serai célibataire si je n’avais pas quelqu’un comme ça ! Le fameux amour extraordinaire il n’est, je pense, pas possible si tu n’es pas toi-même parce que tu biaises la rencontre en faisant accroire que tu es quelqu’un d’autre, en voulant être meilleur, plus beau, plus fort, plus riche, donc tu n’attires pas la bonne personne. La complicité existe seulement si tu montres tes vraies couleurs, alors tu vas attirer de manière inconsciente quelqu’un qui fitte avec toi et c’est là que le partnership est possible !

CC : Même chose pour moi indéniablement. Puis, ce que je peux atteindre toute seule ça a ces limites; en ayant Fred comme miroir dans ma vie, je vois encore plus loin. J’en ai besoin pour avancer. Mais Fred soulève un point vraiment important, autant dans l’entreprise que dans ton couple: le cheminement que tu fais avec toi, ce que tu dégages, va attirer des éléments et des personnes différentes à toi et ça peut changer la donne.

FP : Si t’es vrai, t’attires du vrai ! Moi j’ai besoin de cette authenticité-là sinon je ne suis pas capable de m’investir avec quelqu’un.

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TE : En vous écoutant, on sent deux personnes très autonomes ça a l’air facile pour vous de vous laisser de l’espace …

CC : Non ça ne l’est pas. C’est vrai qu’on est bien et heureux tout seul aussi, c’est important. Nous ne sommes pas accrochés à une routine, à des habitudes, alors si j’ai besoin de passer du temps toute seule, je le dis à Fred, il comprend. Pour moi c’est un peu plus douloureux ce détachement, j’ai un peu plus de difficulté quand lui a besoin de temps pour lui (rires) mais je sais que c’est nécessaire.

Il va tout le temps rester du travail à faire, nos peurs sont encore là mais on s’en parle, on assume et notre grande force c’est qu’on est capable de s’écouter, de prendre du recul, d’avoir ce contact avec nous-même.

Dans notre couple tout est matière à discussion, il n’y en a pas un qui mène la barque, on apprend là-dedans.

TE : Est-ce que vous vous donnez des conseils dans votre travail ? Êtes-vous un guide pour l’autre ?

FP : On a deux approches différentes là-dessus. Moi j’ai le réflexe de le faire plus que Catherine, mais sa réaction à elle est de dire « viens pas trop gérer ma patente ». Alors j’essaie de faire attention à ne pas trop lui dire quoi faire. J’aimerais qu’elle le fasse plus pour moi, mais elle a plutôt tendance à se censurer et dire « je vais le laisser faire». Moi je l’invite à le faire davantage parce que ça bonifie ma réflexion.

CC : Si je vois qu’il prend une mauvaise direction, mais qu’il ne me demande pas mon avis et que ça ne me touche pas, je ne vais rien dire, mais si ça vient à me toucher, là c’est mon devoir de dire quelque chose !

TE : Comment s’accorde vos deux forts caractères ?

FP : Je n’ai pas de problème avec ça, je ne serai pas capable d’être avec une blonde qui n’est pas forte ou pas capable de mener sa barque, sinon je prendrais un petit chien de poche! J’ai besoin d’admirer ma blonde, mais pour l’admirer faut qu’elle soit elle-même. Donc, c’est facile d’avoir une certaine tolérance envers l’aspect négatif qui pourrait découler de nos caractères.

CC : Puis nos deux caractères se rejoignent dans le sens où on aime que notre chemin ne soit pas tracé d’avance, on y tient à ça !

TE : Qu’est-ce qui vous inspire chez l’entrepreneur en face de vous ?

FP : L’audace de Catherine, sa vision, son implication sociale, son empathie. C’est aussi ça le match entre nous deux.

CC : Fred est intuitif, hyper généreux de son temps, et sa capacité à mettre des gens en connexion est complètement hallucinante.

TE : Vos deux parcours semble donner une valeur ajoutée à votre couple ? (comme si 1+1 = 3)

FP : Parfois 1+1=1 et là c’est danger !

Mais sans dire qu’on est arrivé, ou que l’on a trouvé le secret du bonheur, loin de là, je ne suis pas encore un individu aguerri, je vais être en progression jusqu’à la fin de ma vie… Mais le fait d’être en cheminement fait de moi une entité forte et autonome, heureux tout seul. Ce que je veux amener à une équipe c’est le plein potentiel. Et j’ai besoin d’une femme qui est heureuse, libre. Alors quand tu mets ces 2 entités ensemble, ça fait une autre nouvelle entité plutôt intéressante.

CC : Ce qui nous unit principalement moi et Fred ce sont des objectifs de vie altruistes. Ensemble on touche encore plus à nos valeurs profondes.

FP : On a accès à réaliser des choses que nous n’aurions jamais réalisé sans l’autre. Cette entité-là, qui est le match de nous deux, ça change le destin. J’étais autonome avant aussi,  j’aurai pu faire de belles réalisations, mais si tu rajoutes les épices de Catherine, là on prend une autre dimension. J’étais féministe mais jamais comme je le suis aujourd’hui, j’étais ouvert sur les immigrants, elle sur les autochtones…là on se rend compte qu’il y a quelque chose à faire avec ça.

TE : Votre vision professionnelle a-t-elle changée depuis que vous êtes ensemble?

FP : Elle n’a pas changé, elle s’est bonifiée.

CC : Complètement, ça s’est ouvert, ça s’est élargi. Ensemble, l’étendu des possibles est grand et pour moi c’est essentiel.

TE : Votre persévérance au travail vous aide-t-elle à persévérer en couple ?

FP : Il faut bien faire la différence entre s’acharner et persévérer. Ni moi, ni Catherine n’accepterions l’inacceptable, on a nos limites. Mais de nos jours, on abandonne trop vite. Nous on se dit « non on ne va pas abandonner, on tient bon, on forme une équipe ». Encore une fois c’est la notion d’honnêteté avec soi-même. C’est quoi que je veux? C’est quoi que j’aime? Quelles sont mes limites?

TE : Est-ce que ce travail sur vous est exigent ?

FP : Ça serait bien plus de travail de faire demi-tour. On pense que c’est épuisant, mais redevenir joueur autonome… je ne sais pas. Tu sais la pelouse du voisin, ça n’existe plus. Alors ton énergie elle focus: on va par où? Quel rêve on réalise? C’est quoi la prochaine étape? C’est bien plus fun de s’amuser à voir jusqu’où on pourrait aller, ce qu’on pourrait faire ensemble que de commencer à se demander si la personne qu’on a croisé aujourd’hui est meilleure, plus belle, ça c’est éphémère, c’est un cercle vicieux, c’est de la consommation, du lèche-vitrines.

CC : L’autre fois une femme très inspirante me disait: « lorsque tu mets le pied dans l’engrenage de ce cheminement-là, tu le sais que toute ta vie tu vas y travailler », tu le sais, t’as le pied dedans puis tu avances. C’est un travail de chaque instant, mais ce qu’on en retire est complètement extraordinaire.

FP : Une fois que tu as goûté aux fruits de ce « partnership », que tu passes à travers tous les efforts qu’il faut mettre, après ça tu mets dans la balance les points positifs et les points négatifs, et ça penche du bon bord. Ça donne une force, un confort, ça amène des associations, des possibilités. Est-ce que j’ai vraiment envie de mettre tout ça dans les vidanges  à cause de whatever what? Non! Sauf si ça dépasse les limites.

TE : Faites-vous beaucoup de projets ensemble?

CC : Tout le temps, tout le temps, tout le temps.

FP : Si tu savais… (rires)

CC : Comme je disais, l’éventail de ce que je peux faire toute seule à ces limites, mais  Fred et moi on peut faire beaucoup ensemble, maintenant qu’on sait qu’on veut aller à la même place, qu’on veut les mêmes affaires, qu’on veut voyager, contribuer, l’altruisme qui nous unit…

FP : L’altruisme est peut-être dans notre nature, mais surtout conséquent à la société dans laquelle on vit, on le sait qu’on peut faire la différence, mais on n’écoutera pas les nouvelles en espérant que quelqu’un s’occupe du monde. On est deux personnes qui veulent faire notre bout sans se prendre pour Dieu, à notre petite échelle. Et à deux on pense qu’on va pouvoir contribuer bien plus.

Si on fait une analogie de construction, moi je n’avais pas de tournevis pis Catherine en a un, elle n’avait pas de scie ronde pis moi j’en ai une. Elle a certaines peurs que moi je n’ai pas et inversement, alors à deux on fait des plus grands pas, nos deux comportements différents nous aident, nous portent. Même si on avait à ne  plus être ensemble, je suis une meilleure personne parce que j’ai croisé Catherine. Tout le monde est gagnant, il n’y a plus de risque, on serait heureux du bout de chemin qu’on a fait ensemble quoiqu’il arrive.

TE : Avez-vous un plan de carrière ou un cheminement professionnel ?

FP : Oui j’en ai un, mais si un jour c’est la carrière de Catherine qui prime, que je dois faire preuve de souplesse, je développerai d’autres projets à côté, plus originaux, plus farfelus. La liste de choses que j’aimerais faire et que je n’ai pas le temps de faire est infinie. On est prêt, pendant un segment de nos vies, un jour, que la carrière de l’autre soit une priorité. Mais ce ne sont pas des décisions qu’on prend avec la tête, ce sont des décisions qu’on prend avec l’intuition. Puis un moment donné ce sera l’inverse, c’est le timing qui décide pour nous autre. C’est donnant-donnant.

TE : À vous entendre, un projet commun serait envisageable ?

FP : Oui il nous pend au-dessus de la tête, bien sûr! Est-ce que c’est une plate-forme web avec des vidéos, des écrits, dans le genre activistes modérés, un carrefour web pour mettre de l’avant une mentalité.

CC : On le sait qu’il y a quelque chose, mais on laisse venir. Présentement notre travail nous prend de la place et c’est parfait comme ça. Donc on a juste ouvert la porte, on sent qu’on s’en va quelque part mais on ne sait pas encore exactement où… c’est une question de souplesse.

FP : Faut suivre le flow, y a une rivière qui coule, on se tient par la main et on suit le courant.

CC : Nos deux vies professionnelles se mélangent, on reste branché pour les projets de l’autre. La vie m’amène des gens sur ma chaise de maquillage et aucune de ces rencontres n’est anodine. Parfois ça adonne avec les projets de Fred.

FP : L’impact de nous deux ensembles permet de ratisser plus large. Après deux ans, on sent que nos opportunités sont de plus en plus grandes. On sait qu’on pourrait avoir une entreprise ensemble, mais ça ne serait pas une entreprise juste pour faire de l’argent, il faudrait des valeurs derrières.

TE : Il y a toujours une idée dans le coin de vos têtes ?

FP : Oui c’est ça, ça mijote, c’est sur le feu…exactement. On les réalisera jamais tous nos projets, mais on va en réaliser quelques-uns c’est sûr !

TE : Et la prise de risque dans tout ça ?

FP : C’est notre nourriture! C’est là-dedans que l’on trouve une certaine stabilité. Ce qui nous rend heureux c’est ce qui vient avec la prise de risque. Le feeling, le mood de la prise de risque, la vie devient un sport extrême, ça met de l’adrénaline, c’est une drogue très intéressante ça. C’est bien plus le fun de prendre des risques à deux, ça nous stimule, surtout que ça donne des fruits. Savoir qu’on bâti quelque chose en arrière, qu’on bâti une vie de couple. On s’aime un peu pour ça, parce qu’on est deux audacieux. Je sais ce qui me rend heureux et je sais que ça ne coûte pas “la peau des fesses». Si je ne le fais pas je vais être malheureux, et là j’ai trouvé quelqu’un qui se nourrit un peu du même gaz, alors on prend des risques ensemble! Mais on n’est pas fou, on a une stratégie en arrière de ça.

CC : Ce sont des risques calculés !

TE : Avez-vous besoin de faire une scission entre votre vie professionnelle et personnelle?

FP : Je ne fais pas de différence, pas de sectorisation.

CC : Ce n’est rien d’autre qu’un tout. Je suis ma job, ma job c’est moi, ça n’est pas séparé. Mais même si j’aime profondément mon travail aujourd’hui, je suis capable d’y mettre mes limites. Et si un jour je n’ai plus l’appel, je m’enlignerai vers d’autres choses.

FP : Oui on peut prendre ce risque parce qu’on sait qu’on ne manquera jamais de rien.

CC : On fait confiance à la vie.

FP : C’est une autre dynamique, moi je suis rendu addict à ça. Je ne serai pas capable de me confiner. Y a vraiment eu la faillite du Fred superficiel, arrêtez d’être juste « moi et mes besoins », combler mes osties de besoins. Si on joue ce jeu-là, on en aura toujours des besoins, ça ne s’arrête jamais ça. Et pourtant combler ses besoins c’est éphémère. Je refuse de passer ma vie à combler des besoins en pensant que je vais être heureux après. J’ai eu la chance d’avoir un éveil. Tout le monde a la chance de s’éveiller, mais si tu ne prends pas de risques, t’as moins de chance de briser ton automobile. Moi j’ai fait des pertes totales fait que j’ai changé de direction. Mais les gens qui ont zéro fibre entrepreneuriale et qui attendent qu’on les organise au lieu de s’organiser, eux autres, ils peuvent passer à côté de leur existence, à attendre de voir si l’année prochaine Radio-Canada va faire des bonnes émissions … (rires) y en a c’est leur sujet, mais on l’a créé ça, c’est le troupeau, moi j’ai toujours été marginale, je refuse de faire partie du troupeau.

CC : On est marginaux, en toute humilité, mais nous sommes vraiment pas tout seuls, y en a un paquet d’autres autour de nous!

TE : Vous sentez vous profondément idéaliste ou tout au moins créatif ?

FP : Depuis que je suis né je suis un idéaliste créatif, à 5 ans je rêvais du monde merveilleux et je n’ai jamais eu de doutes.

CC : Je suis une idéaliste aussi, mais mon anxiété a tendance à prendre plus de place. Quand je vois Boko Haram ou l’État Islamique, par exemple, ça me touche énormément. J’ai besoin de Fred dans ces moments-là, il représente ma lumière par son grand idéalisme, sa façon positive de voir que les changements qui se passent arrivent pour faire place à du nouveau. Sa souplesse j’en ai besoin pour ne pas laisser place à une certaine lourdeur: ça m’inspire.

Il y  a une phrase qui me revient full souvent depuis que je suis avec Fred c’est  « love is art ». La création fait partie de notre vie à tous les niveaux. On peut créer ce que l’on veut…

– Photos gracieuseté d’Elias Djemil

– Entrevue par Gaëlle Hannebicque